En plein culte, l’apôtre Moïse Kasongo a accueilli une sœur dont le mari, selon ses dires, s’était transformé en chèvre. Les fidèles ont assisté à la scène, et après une prière prononcée par le pasteur, l’homme serait redevenu humain.
Si ce récit a été présenté comme un “miracle”, il illustre surtout les dérives inquiétantes de certaines églises de réveil : des mises en scène invraisemblables qui exploitent la foi et la vulnérabilité des fidèles. Dans un contexte de pauvreté et de détresse sociale, ces pratiques trompeuses peuvent humilier, manipuler et soutirer des ressources à des personnes crédules.

La Bible elle-même met en garde contre de telles manipulations : Matthieu 24:24 parle de faux prophètes capables de séduire par de grands prodiges, 2 Pierre 2:1-3 condamne ceux qui exploitent les croyants par des paroles trompeuses, et 1 Corinthiens 14:33 rappelle que « Dieu n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix. »
L’État congolais avait déjà tenté de réguler ce secteur. Sous l’impulsion du ministre Constant Mutamba, des mesures ont été prises : enregistrement obligatoire des lieux de culte et de leurs responsables, interdiction d’implantation anarchique et publication des listes officielles de ministres reconnus.
Pourtant, le cas de la “chèvre transformée en homme” montre que ces dérives persistent. La liberté de culte ne doit jamais justifier des spectacles trompeurs ou l’exploitation des fidèles. Les autorités doivent renforcer la régulation et sanctionner les abus afin de protéger les croyants contre de telles manipulations.
ML






