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UNISIC sous tension : soupçons de licenciements massifs et luttes de pouvoir au sommet de l’université

Alors que le président Félix-Antoine Tshisekedi promet la création de six millions d’emplois, le climat social se détériore dans certains établissements publics, à l’image de l’Université des Sciences de l’Information et de la Communication (UNISIC, ex-IFASIC). La nomination d’un nouveau comité de gestion par la ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU) suscite une vive controverse, dans un contexte marqué par des craintes de licenciements massifs.

À l’origine des tensions, le contrôle physique du personnel lancé par la nouvelle équipe dirigeante, conduite par la rectrice Espérance Bayedila. Présentée officiellement comme une opération administrative de routine, cette démarche alimente néanmoins de nombreuses interrogations au sein de la communauté universitaire, tant sur ses objectifs réels que sur ses conséquences potentielles.

La polémique s’est intensifiée avec la composition de la commission chargée du contrôle. Son secrétaire, un chef de travaux notoirement opposé aux nominations opérées sous le comité Kambayi Bwatshia, avait pourtant été mis à la disposition du Conseil d’administration des universités (CAU), lequel avait recommandé son exclusion pour des actes de vandalisme. Contre toute attente, le nouveau comité de gestion l’a réhabilité et lui a confié un rôle clé.

Selon des indiscrétions persistantes, la commission aurait formulé des recommandations radicales : l’annulation de toutes les nominations effectuées sous la gestion précédente, le licenciement de certains agents et l’éviction de l’ensemble des professeurs recrutés durant le mandat antérieur. Le motif invoqué, à savoir l’insuffisance du budget prévisionnel, surprend plus d’un observateur, l’UNISIC étant une institution publique dont le personnel est rémunéré par le Trésor public.

Ces orientations font craindre une crise interne majeure, susceptible d’entraîner divisions, tensions sociales et paralysie administrative. D’autres sources évoquent un climat de pression au sein du comité de gestion, la rectrice imposant ses décisions aux quatre autres membres en raison de sa proximité avec la ministre de l’ESU, Marie-Thérèse Sombo. Selon l’un d’eux, elle aurait averti que tout refus d’obtempérer entraînerait une éviction. Ce cumul de fonctions, dénoncé en interne, illustre une pratique qui, sous le régime Tshisekedi, ne semble plus relever de l’exception.

Guy Yuma G-Y

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