Depuis l’indépendance, la politique congolaise est trop souvent marquée par l’opportunisme et le reniement des idéaux. Trop d’acteurs politiques changent de camp sans raison apparente, invoquant frustrations, injustices ou népotisme. Mais derrière ces justifications se cache une réalité plus crue : la plupart se lancent en politique non pas pour servir le peuple, mais pour protéger leurs intérêts et enrichir leurs finances personnelles.
De la Première à la Quatrième République, cette transmence politique s’est installée comme une norme. Les alliances se font et se défont selon la préservation des postes et privilèges, au détriment de la loyauté et de l’idéologie. Dans ce contexte, l’intérêt général est trop souvent sacrifié sur l’autel des ambitions personnelles.
Cette logique se manifeste cruellement dans l’est de la RDC, où certains leaders armés justifient leurs actions par des frustrations personnelles. Corneille Nangaa Yobeluo, Bertrand Bisimwa, Sultani Makenga ou Willy Ngoma invoquent des griefs confiscation de carrés miniers ou exclusion politique pour légitimer des comportements qui mettent en danger des milliers de Congolais. Comme le souligne Claude Ibalanky, ancien ambassadeur itinérant : « Quand on interdit à quelqu’un de manger chez son voisin, doit-il mourir de faim ? » La question de la loyauté et de l’idéologie politique reste ainsi tragiquement éludée.
Le constat est accablant : trop souvent, la politique en RDC sert les ambitions individuelles plutôt que le bien commun. Mettre en péril la vie de centaines, voire de milliers de Congolais pour défendre des intérêts personnels est devenu monnaie courante. Il est urgent que le peuple reprenne son destin en main, car tant que les acteurs politiques privilégieront leur enrichissement au détriment du pays, la loyauté et l’idéologie resteront de simples idéaux inaccessibles.
Guy Yuma G-Y






