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SAEMAPE–Lualaba : Jean-Paul Kapongo dénonce un climat institutionnel “malsain”

Invité de l’émission Fauteuil Blanc, le directeur général du Service d’Assistance et d’Encadrement de l’Exploitation Minière Artisanale et à Petite Échelle (SAEMAPE), Jean-Paul Kapongo, est sorti de son silence pour dénoncer un climat institutionnel tendu entre son service et le gouvernement provincial du Lualaba. Le patron du SAEMAPE a évoqué l’ouverture d’une véritable « boîte de Pandore », tout en rejetant toute lecture personnelle ou politique du différend.

D’entrée de jeu, Jean-Paul Kapongo a rappelé que le SAEMAPE est un service public de l’État, doté d’une autonomie administrative, et qu’il ne peut, de ce fait, être en conflit avec une province. « Le problème n’est pas personnel, il est institutionnel », a-t-il insisté, soulignant que l’action publique doit se conformer strictement aux règles du droit administratif et au principe de l’État de droit.

Affirmant être arrivé à la tête du SAEMAPE avec pour mission d’assainir le secteur minier artisanal, le DG a martelé qu’aucune autorité, y compris un gouverneur de province, n’est au-dessus de la loi. À ce titre, il a rappelé le précédent de Moïse Katumbi, qui, à l’époque de son gouvernorat, s’était vu attribuer une mine avant de la céder à la société MMG, assurant que « ces pratiques ne seront plus possibles » sous sa gestion.

Jean-Paul Kapongo est également revenu sur la correspondance de la gouverneure Fifi Masuka adressée au directeur provincial du SAEMAPE/Lualaba, évoquant notamment des faits présumés de monnayage d’avis techniques, de détournement et de voyages sans autorisation. Se disant mis en copie de cette lettre, il a estimé légitime d’y répondre, tout en réaffirmant n’avoir aucun différend personnel avec la cheffe de l’exécutif provincial.

Sur le plan des réformes, le directeur général s’est dit satisfait des avancées enregistrées, citant l’identification et la normalisation des coopératives minières ainsi que l’octroi des Zones d’Exploitation Artisanale (ZEA). Enfin, concernant une supposée ingérence de la famille présidentielle dans le secteur minier, Jean-Paul Kapongo a rappelé que la loi congolaise n’interdit pas à des membres de cette famille, en tant que citoyens, d’exercer légalement des activités minières, posant ainsi le débat sur la gouvernance minière et le respect strict des textes légaux dans une province marquée par de fortes tensions autour des ressources.

Kent Ilunga

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