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Niger : Nuit de terreur à Niamey après une attaque à l’aéroport Diori-Hamani

La nuit du 28 au 29 janvier restera gravée dans la mémoire des habitants de Niamey. Des rafales d’armes lourdes et des explosions ont déchiré le silence, plongeant la capitale nigérienne dans la peur. Les habitants, surpris dans leur sommeil, ont vu leurs murs vibrer, leurs enfants se réveiller en sursaut, tandis que les prières se mêlaient aux échos des tirs.
L’épicentre de cette attaque : l’aéroport international Diori-Hamani, site stratégique où cohabitent avions civils, drones militaires et le quartier général de la force unifiée Niger–Burkina Faso–Mali. Les éclats lumineux des détonations projetaient des silhouettes fantomatiques sur le tarmac, alors que les forces de défense bouclaient la zone et ratissaient les quartiers périphériques à la recherche d’explications.

Vers deux heures du matin, un calme fragile est revenu. Mais les interrogations persistent : qui a ouvert le feu ? Pourquoi cette attaque ? Et que révèle-t-elle sur la vulnérabilité d’une capitale censée incarner la puissance militaire régionale ? Les autorités parlent d’une situation « maîtrisée », sans bilan officiel ni revendication, mais cette assurance peine à dissiper l’inquiétude dans les rues de Niamey.

Au petit matin, la ville reste sur le qui-vive. Les chauffeurs de taxi racontent les bruits de la nuit comme on décrit une tempête. Les commerçants ouvrent leurs échoppes avec prudence, les regards tournés vers le ciel. Chacun mesure l’équilibre précaire entre la démonstration de force militaire et l’insécurité qui rôde jusque dans le cœur de la capitale.

Situé à une dizaine de kilomètres de la présidence, l’aéroport de Niamey abrite une base de l’armée de l’air nigérienne, une base de drones récemment construite, ainsi que le quartier général de la Force unifiée, créée pour combattre les groupes jihadistes actifs dans la région. Lieu stratégique par excellence, il accueille également une importante cargaison d’uranium, au centre d’un bras de fer avec le géant français du nucléaire Orano, accusant l’État nigérien d’expropriation.
Cette nuit d’angoisse rappelle la vulnérabilité persistante de Niamey et les défis sécuritaires auxquels le Niger doit faire face, entre menaces internes et enjeux géopolitiques.

B.M.

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