Alors que le Rwanda justifie sa présence sur le sol congolais par la traque des FDLR, présentés comme une menace pour le pays des Mille Collines, le ministre congolais du Commerce extérieur, Julien Paluku, remet en cause cette justification officielle. Selon lui, « les véritables FDLR que poursuit Kigali, ce sont les minerais congolais », dénonçant ainsi ce qu’il considère comme une exploitation des ressources naturelles sous couvert de sécurité.
Cette déclaration intervient quelques jours après que l’ambassadrice rwandaise aux États-Unis Mathilde Mukantaba, ait reconnu devant le Congrès américain que Kigali collabore avec le mouvement rebelle AFC/M-23, actuellement en occupation de Goma et Bukavu, pour traquer les FDLR dans l’Est de la RDC. Ces propos confirment, selon Kinshasa, les liens étroits entre le Rwanda et les rebelles actifs dans la région.
Pour Julien Paluku, cette collaboration va bien au-delà de la lutte contre les FDLR. Elle révèle, affirme-t-il, une stratégie de Kigali visant à s’approprier les richesses minières congolaises et à soutenir des forces armées rebelles locales, mettant ainsi en danger la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC.
Cette affaire relance le débat sur la responsabilité internationale face à l’instabilité de l’Est congolais et la protection des ressources naturelles. Kinshasa appelle la communauté internationale à agir pour préserver la souveraineté nationale et mettre fin à ce qu’elle qualifie d’ingérence déguisée en opération militaire.
G-Y






