La ville de Kolwezi, chef-lieu de la province du Luluaba dans le sud-est de la République démocratique du Congo, connaît une déforestation alarmante. Selon une étude relayée dimanche par l’ACP, sa couverture végétale est passée de 99 % à seulement 26 % en trente ans, conséquence directe de l’exploitation intensive du cobalt. Ce phénomène menace non seulement l’environnement, mais affecte aussi gravement la vie quotidienne des populations locales.
Ces conclusions proviennent des travaux d’Olivier Kakatuamba, étudiant congolais en troisième cycle à l’Université de Chandigarh en Inde.
« Lors de mes recherches présentées à la Conférence internationale sur l’environnement et les nouvelles technologies, j’ai montré, à l’aide d’images satellites, l’ampleur de la transformation de Kolwezi au cours des trente dernières années », a-t-il déclaré depuis l’aéroport international de N’Djili à Kinshasa, avant de se rendre dans la ville minière.
Selon l’étude, la ville était presque entièrement couverte de végétation en 1994, avec un taux de 99 %. Aujourd’hui, seulement 26 % de son territoire reste boisé, traduisant une perte dramatique de la végétation. Les experts mettent en garde contre les conséquences de cette déforestation sur l’érosion des sols, le climat urbain et les conditions de vie des habitants, déjà fragilisées par l’activité minière.
Face à cette situation, chercheurs et acteurs environnementaux appellent à une gestion durable des ressources naturelles et à la mise en place de mesures de restauration écologique. Selon eux, le développement économique de Kolwezi ne peut se faire au détriment de l’environnement et de la qualité de vie des communautés locales.
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