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RDC : 24 janvier 2019 : de l’alternance historique à l’ombre des accusations, l’héritage de Joseph Kabila questionné

Le 24 janvier 2019 reste gravé dans l’histoire politique de la République démocratique du Congo comme le jour du premier transfert pacifique du pouvoir depuis l’indépendance en 1960. Ce moment solennel, scellé au Palais de la Nation à Kinshasa, avait vu Joseph Kabila céder le fauteuil présidentiel à Félix-Antoine Tshisekedi, suscitant un immense espoir démocratique tant à l’intérieur du pays qu’au sein de la communauté internationale.

Sept ans plus tard, en ce 24 janvier 2026, la symbolique de cette date prend une dimension nouvelle. Le président Félix Tshisekedi totalise sept années à la tête de l’État congolais, tandis que son prédécesseur, longtemps associé à cette alternance historique, se retrouve au cœur de controverses politico-judiciaires. Des accusations liées à une implication présumée dans une rébellion viennent aujourd’hui fragiliser l’image de Joseph Kabila et raviver les débats sur son héritage politique.

Lors de son discours d’investiture, Félix Tshisekedi avait promis une rupture avec les pratiques du passé. Il s’était engagé à libérer les prisonniers politiques, à rétablir l’autorité de l’État sur toute l’étendue du territoire, à lutter contre la corruption et l’impunité, ainsi qu’à pacifier le pays par l’éradication des groupes armés. Le chef de l’État avait également annoncé sa volonté d’améliorer la gouvernance, de promouvoir le tourisme et de garantir aux citoyens un accès équitable aux services publics.

« Nous nous engageons à ériger un État moderne, pacifique et démocratique, soucieux de chaque citoyen », avait-il déclaré, promettant une gouvernance fondée sur la séparation des pouvoirs et le respect des institutions. Ces engagements continuent aujourd’hui de servir de référence pour évaluer l’action publique et mesurer le chemin parcouru depuis cette alternance historique.

Désormais, le 24 janvier ne symbolise plus uniquement une avancée démocratique majeure. Il est aussi le miroir des tensions persistantes et des défis structurels de la RDC. Les accusations visant Joseph Kabila, qu’elles soient avérées ou non, projettent une ombre sur un moment fondateur et rappellent que la consolidation de la démocratie congolaise reste un chantier fragile, où la mémoire politique se confronte sans cesse aux réalités du présent.

G-Y

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