Le gouverneur de la province du Kongo-Central, Grace Bilolo, est désormais dans le viseur de la justice. La Cour de cassation a officiellement saisi l’Assemblée provinciale afin d’obtenir l’autorisation d’ouvrir une instruction judiciaire à son encontre.
Selon les éléments transmis, le chef de l’exécutif provincial est soupçonné de malversations financières, de non-versement des recettes issues des impôts et taxes provinciales, ainsi que de détournement présumé de deniers publics. Des faits graves qui, s’ils étaient établis, engageraient lourdement sa responsabilité pénale.
Conformément à la procédure en vigueur pour les autorités investies d’un mandat électif, la Cour de cassation ne peut engager d’instruction sans l’aval préalable de l’Assemblée provinciale. Cette dernière est donc appelée à se prononcer, dans les prochains jours, sur la levée de l’immunité du gouverneur, une étape décisive dans ce dossier.
Pour l’heure, aucune réaction officielle n’a été rendue publique par l’intéressé ou par son entourage. Du côté de l’Assemblée provinciale, le sujet suscite déjà de vifs débats, dans un contexte marqué par de fortes attentes de la population en matière de bonne gouvernance et de gestion transparente des finances publiques.
Il convient toutefois de rappeler que, conformément au principe fondamental de la présomption d’innocence, le gouverneur Grace Bilolo demeure innocent jusqu’à ce qu’une décision judiciaire définitive soit rendue. L’évolution de cette affaire est suivie de près au Kongo-Central, où elle pourrait avoir des répercussions politiques et institutionnelles majeures.
ML






