L’opposant politique Nathanaël Onokomba a été auditionné, mercredi 21 janvier, par un haut magistrat de l’Auditorat militaire supérieur de Kinshasa-Gombe, dépêché à la prison militaire de Ndolo où il est détenu. Cette audition s’inscrit dans le cadre des poursuites engagées à la suite d’une publication sur les réseaux sociaux relative à l’accord de Washington.
Au cours de la procédure, Nathanaël Onokomba a rejeté l’ensemble des procès-verbaux dressés par le Conseil national de cyberdéfense (CNC). Selon ses avocats, ces documents ont été établis « en violation manifeste de la loi », mettant en cause la régularité même de la procédure engagée contre leur client.
La défense a par ailleurs sollicité la mise en liberté de l’opposant, estimant que les conditions légales sont réunies. « Sa fuite n’est pas à craindre et les faits qui lui sont reprochés relèvent de l’exercice de ses opinions librement exprimées », a soutenu Me Mwanabwato, rappelant que le tweet incriminé s’inscrit dans le cadre des droits et libertés garantis par la Constitution.
Cette affaire relance le débat sur la liberté d’expression et l’utilisation des juridictions militaires dans le traitement des dossiers impliquant des acteurs politiques civils, dans un contexte politique déjà marqué par de fortes tensions.
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