L’arrestation de l’ancien président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku Ndjalandjoko, continue de susciter de vives réactions sur la scène politique congolaise. Figure influente du Front commun pour le Congo (FCC) et vice-président du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), son interpellation intervient dans un climat politique et sécuritaire particulièrement tendu.
Sur son compte X, Martin Fayulu, président du parti Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECiDé) et leader de l’opposition, a vivement dénoncé ce qu’il considère comme une atteinte grave aux droits humains et aux libertés fondamentales.
« Jusqu’à quand piétinera-t-on les droits humains et les libertés fondamentales ? », s’est-il interrogé, rappelant aux autorités les alinéas 1 et 2 de l’article 17 ainsi que l’article 18 de la Constitution de la RDC, qui consacrent la protection des libertés individuelles.
Pour plusieurs observateurs, cette arrestation soulève des interrogations sur le respect des procédures légales et alimente les craintes d’une instrumentalisation politique de la justice. Des organisations de défense des droits humains appellent, de leur côté, à la transparence et au strict respect de l’État de droit.
Comme ce fut le cas lors de l’interpellation récente d’Emmanuel Ramazani Shadary, secrétaire permanent du PPRD, aucune précision officielle n’a été communiquée sur les motifs exacts de l’arrestation d’Aubin Minaku. Ce silence des autorités entretient l’inquiétude au sein de l’opinion publique et de la communauté internationale.
ML






