L’opposant politique Seth Kikuni a quitté la République démocratique du Congo et se trouve désormais en lieu sûr, a annoncé le Cadre de concertation des forces politiques et sociales. Cette décision fait suite à une série d’arrestations et de procédures judiciaires jugées arbitraires et à caractère politique, dont la plus récente visait à limiter ses libertés fondamentales et sa capacité de mouvement.
Depuis septembre 2024, Seth Kikuni a été confronté à plusieurs interpellations : d’abord arrêté par l’Agence nationale de renseignements (ANR) et détenu au secret pendant 28 jours avant d’être transféré au parquet, il avait été condamné à 12 mois de prison ferme lors d’un procès qualifié de politique. Libéré, il a été de nouveau interpellé le 17 octobre 2025 à l’aéroport de N’Djili, à son retour d’une réunion politique à Nairobi, son passeport ayant été confisqué par la Direction générale de migration (DGM), qui a refusé de le lui restituer malgré ses démarches.

Face à la préparation d’une nouvelle procédure judiciaire à caractère politique, Seth Kikuni a choisi de quitter le pays grâce à une “opération discrète, coordonnée et courageuse”, selon le Cadre de concertation. L’organisation souligne que son intégrité physique et morale est pleinement préservée et remercie toutes les personnes et organisations ayant contribué à cette opération dans un contexte de fortes menaces et violations des libertés fondamentales.
Le communiqué précise que Seth Kikuni s’exprimera prochainement afin de détailler les circonstances exactes de son départ et informer l’opinion nationale et internationale sur les raisons de son exil, tout en dénonçant les pressions politiques et judiciaires qu’il a subies.
ML






