Le ton monte dans les rangs des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). À Kinshasa, devant plus de 5 000 militaires réunis à la place de la Loyauté, au camp militaire Colonel Tshatshi, le commandant de la Garde républicaine, le général-major Kabi Kiriza Ephraïm, a lancé un avertissement visant l’ancien président Joseph Kabila.
Dans une déclaration au ton ferme, le haut responsable militaire a évoqué la colère de la population congolaise, qui pourrait, selon ses propos, se retourner contre l’ancien chef de l’État. « La colère de la population sera tournée contre lui », a-t-il averti devant les militaires rassemblés.
Cette déclaration intervient dans un climat politique marqué par de fortes tensions autour de Joseph Kabila, qui a dirigé la RDC de 2001 à 2019. Les propos du commandant de la Garde républicaine donnent ainsi une résonance particulière à cette prise de parole, compte tenu de son statut au sein de l’appareil sécuritaire congolais.
Prononcée devant une assemblée militaire aussi importante, cette mise en garde ne passe pas inaperçue. Elle soulève notamment des questions sur le contexte exact de cette intervention, les griefs formulés à l’encontre de l’ancien président et les conséquences politiques que pourrait entraîner une telle déclaration.
Reste à connaître les réactions de Joseph Kabila et de son entourage face à cet avertissement. Dans un pays où les équilibres politiques et sécuritaires demeurent sensibles, les déclarations des hauts responsables militaires sont particulièrement scrutées. Les circonstances de cette prise de parole et son contexte précis méritent toutefois d’être établis afin d’en apprécier pleinement la portée.
Guy Yuma G-Y






